CAN féminine 2026 : le Nigeria en favori, le Burkina Faso en outsider…Les chances de l’Afrique de l’Ouest

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine 2026 s’ouvre ce dimanche 26 juillet au Maroc avec un plateau élargi à 16 sélections. L’Afrique de l’Ouest sera la région la plus représentée avec six nations : le Nigeria, le Ghana, le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Entre ambitions de sacre, volonté de confirmer et rêves de créer la surprise, les équipes ouest-africaines abordent cette édition avec des objectifs bien différents.

Le Nigeria, l’éternel favori

Référence incontestée du football féminin africain, le Nigeria avance une nouvelle fois avec le statut de grand favori. Championnes en titre, les Super Falcons disputent leur 14e phase finale avec un objectif de décrocher un 11e trophée continental, un record qui renforcerait encore davantage leur domination.

Le sélectionneur Justice Madugu dispose d’un effectif riche en expérience et en talent. Asisat Oshoala, la capitaine Rasheedat Ajibade, la gardienne Chiamaka Nnadozie et plusieurs autres cadres constituent les principaux atouts d’une équipe qui vise le sommet.

Versées dans le groupe C avec la Zambie, l’Égypte et le Malawi, les Nigérianes semblent avoir les arguments nécessaires pour franchir le premier tour avant de se lancer dans la conquête du titre. Leur parcours qualificatif, marqué par une victoire (2-0) puis un match nul (1-1) face au Bénin, a confirmé leur solidité.

Le Ghana veut renouer avec son glorieux passé

Douze participations, trois finales disputées, mais toujours aucun sacre. Le Ghana nourrit l’espoir de mettre fin à cette attente. Après avoir manqué l’édition 2022, les Black Queens semblent avoir retrouvé une dynamique positive sous la direction du technicien suédois Kim Lars Björkegren.

Portées par Doris Boaduwaa, Evelyn Badu, Grace Asantewaa ou encore Jennifer Cudjoe, les Ghanéennes arrivent avec des ambitions assumées. Leur démonstration face à l’Égypte en qualifications (7-0 sur l’ensemble des deux rencontres) témoigne de leur montée en puissance.

Mais leur mission s’annonce délicate dans un groupe D particulièrement relevé où elles retrouveront le Cameroun, le Mali et le Cap-Vert.

Le Sénégal, l’ambition de franchir un nouveau palier

Pour sa quatrième participation après les éditions de 2012, 2022 et 2024, le Sénégal veut poursuivre sa progression. Quart de finaliste lors de la précédente CAN, la sélection dirigée par Mame Moussa Cissé ne cache pas son ambition d’aller encore plus loin.

Avec des joueuses comme Ndeye Awa Diakhaté, Safietou Sagna et plusieurs autres cadres, les Lionnes de la Teranga disposent des moyens pour jouer les trouble-fêtes et viser, au minimum, une nouvelle qualification pour les phases à élimination directe.

Le Mali, une équipe capable de surprendre

Repêché grâce à l’élargissement de la compétition à 16 équipes, le Mali ne compte pas se contenter d’un simple rôle de figurant. Pour leur neuvième participation, les Aiglonnes ambitionnent de faire mieux que leur quatrième place obtenue en 2018.

Sous la houlette de Birama Konaté, Saratou Traoré, Wirhar Jianghan et leurs coéquipières tenteront de tirer leur épingle du jeu dans un groupe D très disputé. Leur parcours qualificatif a été contrasté après avoir largement dominé le Gabon (10-1 sur l’ensemble des deux matches), elles ont été battues par le Cap-Vert avant d’être finalement repêchées.

Le Burkina Faso, l’outsider qui rêve grand

Absent lors de la dernière édition, le Burkina Faso effectue son retour avec des ambitions mesurées mais réelles. Pour seulement sa deuxième participation, la sélection dirigée par Pascal Sawadogo vise une qualification historique pour le deuxième tour.

Les Étalons dames ont validé leur billet en éliminant successivement le Burundi puis le Togo. Elles pourront compter sur l’expérience d’Alimata Bélem ainsi que sur Adama Congo, entrée dans l’histoire comme première buteuse du Burkina Faso en phase finale de CAN.

Logées dans un groupe B relevé avec la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud et la Tanzanie, les Burkinabè devront livrer des prestations de haut niveau pour espérer poursuivre l’aventure. Elles ont toutefois le profil de l’outsider capable de déjouer les pronostics.

La Côte d’Ivoire veut retrouver les sommets

Repêchée après son élimination face au Sénégal lors des qualifications, la Côte d’Ivoire entend saisir cette seconde chance. Les Éléphantes seront conduites par le technicien français Reynald Pedros, dont le palmarès et l’expérience au plus haut niveau constituent un véritable atout.

Troisième de la CAN en 2014, la Côte d’Ivoire rêve de faire encore mieux. Bernadette Amani, Ami Diallo et leurs coéquipières auront la lourde tâche de porter les ambitions ivoiriennes dans une compétition où chaque détail comptera.

Une région qui peut marquer la compétition

Avec six représentants, l’Afrique de l’Ouest confirme son statut de vivier du football féminin africain. Si le Nigeria apparaît comme le principal candidat au titre, le Ghana et le Sénégal disposent des armes pour viser le dernier carré. La Côte d’Ivoire et le Mali espèrent créer la surprise, tandis que le Burkina Faso entend pleinement assumer son costume d’outsider.

Au terme de cette CAN 2026, l’Afrique de l’Ouest pourrait une nouvelle fois peser de tout son poids sur la hiérarchie continentale. Entre la quête d’un onzième sacre nigérian et les ambitions des autres sélections de la sous-région, tous les ingrédients sont réunis pour voir les nations ouest-africaines jouer les premiers rôles sur les pelouses marocaines.

Koffi FETO

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