Ancien capitaine des Eperviers du Togo, Emmanuel Adebayor est probablement le plus grand joueur de tous les temps de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Des souvenirs, il en a laissé par dizaines dans la mémoire collective des Togolais. Mais si lui-même devrait retenir un seul moment de sa carrière en équipe nationale, c’est bien lorsque le Togo s’est imposé (3-2) au Stade Massamba-Deba de Brazzaville face au Congo pour arracher sa qualification à la Coupe du monde 2006.
« Je me suis rassis au centre du terrain et j’ai regardé mes coéquipiers courir dans tous les sens. J’étais épuisé car, quelques semaines auparavant, j’avais eu le malheur d’enterrer mon père. Cet homme qui m’avait soutenu contre vents et marées pendant l’un des moments les plus difficiles de ma carrière, ne pourrait pas me voir à la Coupe du Monde », déplore l’ancien attaquant d’Arsenal dans une interview avec la FIFA en novembre 2023.
« Quand je m’en suis rendu compte, les larmes ont commencé à couler et mes frères d’armes sont venus me consoler. Je n’oublierai jamais ce moment », a poursuivi Sheyi Adebayor.
Emmanuel Adebayor attend une deuxième participation des Eperviers au Mondial
Lors de cette campagne, Emmanuel Adebayor a été phénoménal en ayant terminé meilleur buteur (11) des qualifications. Un exploit que ses compatriotes lui rappellent chaque fois.
« Le Togo est l’un des plus petits pays d’Afrique, mais nous nous sommes qualifiés pour la Coupe du monde. Incroyable. Pas un jour ne passe sans que des Togolais me parlent de cet exploit, confie Adebayor. Ils se souviennent où ils étaient, avec qui et comment ils ont fêté notre qualification. C’est dire à quel point ils étaient fiers de nous et, surtout, d’être Togolais. »
Avant d’émettre son souhait ultime : « Je rêve que le Togo puisse participer à une autre Coupe du Monde.J’espère que ce sera bientôt le cas et, croyez-moi, quand ce sera le cas, j’enfilerai mon short et je brandirai le drapeau togolais en courant dans les rues de Lomé comme un citoyen ordinaire », a-t-il ajouté.Ce moment-là, les Togolais vont devoir patienter pour le vivre.

