La CAN 2025 n’a pas seulement consacré des équipes, elle a aussi révélé une nouvelle génération de talents ouest-africains. Jeunes, décisifs et déjà influents, Ibrahim Mbaye, Christ Inao Oulaï, Guéla Doué, Mamadou Sarr et Yan Diomandé ont marqué la compétition par la qualité de leur prestation, en s’affirmant comme des acteurs majeurs des parcours de leurs pays, alors qu’ils n’étaient qu’à leur première participation en Coupe d’Afrique des Nations.

Ibrahim Mbaye (Sénégal) : la percussion au service du collectif
Matchs joués : 6
Stat clé : 1 but, 0 passe décisive
Ibrahim Mbaye (17 ans) s’est imposé comme un élément offensif fiable dans le parcours du Sénégal, vainqueur de la CAN 2025. Capable de faire des différences balle au pied, il a été décisif dans les matchs à élimination directe, surtout avec son but face au Soudan après son entrée en jeu en huitièmes de finale. Son volume de jeu et son impact dans les transitions offensives ont pesé dans les victoires sénégalaises, y compris en finale face au Maroc.

Christ Inao Oulaï (Côte d’Ivoire) : l’intelligence tactique au milieu
Matchs joués : 5
Stat clé : 88 % de passes réussies, 1 passe décisive (FlashScore)
Peu médiatisé, Christ Inao Oulaï (19ans) a pourtant été l’un des milieux les plus propres de la compétition. Sa capacité à jouer juste, à casser le pressing et à orienter le jeu a apporté un équilibre précieux aux Éléphants. Décisif dans l’organisation, il s’est illustré lors des matchs décisifs, où son calme a permis à la Côte d’Ivoire de rester compétitive.

Guéla Doué (Côte d’Ivoire) : la solidité défensive avant le spectacle
Matchs joués : 5, 1 but marqué
Stat clé : 0 erreur menant à un but, 85 % de duels gagnés (Google)
Guéla Doué (23 ans) a confirmé qu’il était l’un des défenseurs les plus fiables de la CAN 2025. Sobre, discipliné et tactiquement irréprochable, il a souvent éteint son couloir sans faire de bruit. Ses performances régulières ont relancé le débat sur les choix individuels du tournoi, tant son rendement défensif a surpassé celui de joueurs plus médiatisés.

Mamadou Sarr (Sénégal) : autorité et maturité précoce
Matchs joués : 3
Stat clé : 92 % de duels aériens remportés (Google)
Arrivé dans la Tanière seulement en novembre, Mamadou Sarr a affiché une maturité impressionnante. Patron silencieux de la défense sénégalaise, il a excellé dans l’anticipation, le placement et la relance courte comme il l’a montré après avoir remplacé Kalidou Koulibaly en demi-finale ou encore contre le Maroc en finale. Sa solidité a été déterminante dans le parcours défensif du Sénégal, meilleure défense du tournoi à égalité avec le Maroc (2 buts encaissés).

Yan Diomandé (Côte d’Ivoire) : l’impact immédiat
Matchs joués : 5
Stat clé : 1 but
Entré en cours de compétition, Yan Diomandé a su profiter de chaque minute pour se montrer décisif. Percutant, direct et sans complexe, il a apporté de la profondeur et de l’imprévisibilité à l’attaque ivoirienne. Son efficacité en peu de temps de jeu fait de lui l’une des révélations offensives de la CAN 2025.
Une génération prête à s’imposer
Ces cinq joueurs incarnent la montée en puissance de l’Afrique de l’Ouest sur la scène continentale. Leur point commun : des performances concrètes, des statistiques parlantes et un impact réel sur les résultats de leurs sélections. La CAN 2025 pourrait bien être le point de départ d’une carrière internationale majeure pour chacun d’eux.
Florent AMENOUGLO

